Maroc : le Mouvement du 20 février appelle à manifester contre le projet de réforme constitutionnelle Manifestation organisée par le Mouvement du 20 février, à Rabat, le 5 juin.AP/Abdeljalil Bou

Publié le par ESPACERDA

 

Maroc : le Mouvement du 20 février appelle à manifester contre le projet de réforme constitutionnelle



Manifestation organisée par le Mouvement du 20 février, à Rabat, le 5 juin.

Manifestation organisée par le Mouvement du 20 février, à Rabat, le 5 juin.AP/Abdeljalil Bounhar

Le Mouvement de jeunes du 20 février, qui revendique des changements politiques profonds au Maroc, a appelé à manifester dimanche 19 juin pour protester contre le projet de réforme constitutionnelle annoncé vendredi par le roi Mohammed VI. Cette mobilisation vise à obtenir "une constitution véritablement démocratique et une monarchie parlementaire", a expliqué à l'AFP Najib Chaouki, l'un des membres de la section de Rabat du Mouvement. Des manifestations pacifiques sont prévues notamment à Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès, précise la page Facebook du Mouvement.

L'annonce, vendredi, par le roi, d'une réforme constitutionnelle (voir notre article), qui prévoit notamment de réduire certains des pouvoirs politiques et religieux du souverain, ainsi qu'un renforcement des pouvoirs du premier ministre, n'a donc pas trouvé grâce aux yeux du Mouvement de jeunes du 20 février : "Le projet tel qu'il a été proposé par le roi ne répond pas à nos revendications pour une véritable séparation des pouvoirs", indique Najib Chaouki. Issu de la section de Casablanca, Ahmed Mediany, juge également que les propositions du monarque ne vont pas dans le bon sens : "le statut religieux du roi a été très renforcé. C'est très inquiétant". En outre, "le roi préserve l'essentiel de ses pouvoirs en tant qu'acteur politique. On ne s'attendait pas à ça. On est déçus", poursuit M. Mediany.

Dans le nouveau projet de constitution, le roi du Maroc restera "Commandeur des croyants et chef de l'Etat" et sa personne sera "inviolable". Le "libre exercice du culte" sera garanti par le monarque, selon le discours royal, qui rappelle que l'Islam est la religion d'Etat. Le roi reste aussi le chef des armées et dispose du pouvoir d'accréditer les ambassadeurs et les diplomates.

Source: LEMONDE.FR avec AFP

Publié dans Afrique

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